Le leader mondial de la salle de bain Idéal Standard International a annoncé mercredi 12 janvier 2011 le projet de fermeture de deux sites français de production et d'un site en Angleterre, entraînant la suppression de 560 postes, dont 311 en France.
jeudi 10 mars 2011
Divergences autour du rapport de l'expert chez Porcher | L'Union
À l'issue de la réunion du comité central d'entreprise de Porcher (Ideal Standard International) hier à Dole (Jura), direction et syndicats n'étaient pas sur la même longueur d'ondes.
Par voie de communiqué de presse, envoyé en fin d'après-midi à 17 h 30, la direction déclare : « Le rapport confirme les difficultés économiques 'difficilement contestables'du marché de la céramique en Europe et celles de l'activité céramique d'Ideal Standard International. Il constate que les usines françaises de Dole et de Revin sont 'pénalisées par leur taille et leur process'. Ainsi, l'analyse ne conteste pas la nécessité du projet de réorganisation pour sauvegarder la compétitivité de l'activité céramique en Europe. » Stupeur du côté de Marie-Claude Moriau, responsable du comité d'entreprise (Force Ouvrière) : « Les discussions ne sont pas closes. Le livre n'est pas refermé. Je trouve que la direction va un peu vite en besogne en disant que c'est terminé », a-t-elle réagi, laconiquement. Elle demeure dans l'attente d'une autre date pour poursuivre les discussions.
Lesquelles porteront aussi sur l'hypothèse de regroupement des deux usines de Dole et de Revin sur un même site.
Par ailleurs, demain, les négociations portant sur les mesures sociales des salariés doivent débuter à Dole.
Arlyne JEANNOT
Par voie de communiqué de presse, envoyé en fin d'après-midi à 17 h 30, la direction déclare : « Le rapport confirme les difficultés économiques 'difficilement contestables'du marché de la céramique en Europe et celles de l'activité céramique d'Ideal Standard International. Il constate que les usines françaises de Dole et de Revin sont 'pénalisées par leur taille et leur process'. Ainsi, l'analyse ne conteste pas la nécessité du projet de réorganisation pour sauvegarder la compétitivité de l'activité céramique en Europe. » Stupeur du côté de Marie-Claude Moriau, responsable du comité d'entreprise (Force Ouvrière) : « Les discussions ne sont pas closes. Le livre n'est pas refermé. Je trouve que la direction va un peu vite en besogne en disant que c'est terminé », a-t-elle réagi, laconiquement. Elle demeure dans l'attente d'une autre date pour poursuivre les discussions.
Lesquelles porteront aussi sur l'hypothèse de regroupement des deux usines de Dole et de Revin sur un même site.
Par ailleurs, demain, les négociations portant sur les mesures sociales des salariés doivent débuter à Dole.
Arlyne JEANNOT

23 octobre 2008 : la direction de Molex annonce au comité d'entreprise la fermeture du site de connectique automobile de Villemur-sur-Tarn, malgré 1,2 million d'euros de bénéfices et trois mois après lui avoir décerné un prix d'honneur pour ses performances. Aussitôt, les 283 salariés du site décident de lutter pour préserver leur emploi et dénoncent des "licenciements boursiers". Refusant la grève, ils se postent jour et nuit devant cette usine qui les a vus naître afin de protéger leur outil de travail et en appellent à la justice pour défendre leurs droits. Un combat aux résonnances nationales contre "des patrons voyous" qui suscite alors l'intérêt des médias et que le gouvernement reconnaît comme légitime...
Les Molex, des gens debout , le film
mardi 8 mars 2011
Slogan pour la symbolique du cimetière de nos 163 emplois perdus
Nous recherchons un slogan en rapport avec la symbolique du cimetière de nos 163 emplois perdus. Ce slogan sera transposé sur une banderole de 20 m et affichée au pied du cimetière. Vous pouvez laisser votre slogan en commentaire, il sera ensuite soumis à un vote en ligne à partir du 10/03 20h00. Merci de votre participation.
lundi 7 mars 2011
Offres d'emploi
Retrouvez toutes les offres du bassin Dolois avec Wanajob dans l'onglet "Bons plans"
dimanche 6 mars 2011
Avant une semaine qui s'annonce capitale dans les négociations avec Ideal Standard Les « Porcher » ne lâchent rien | L'Union
«Au secours, on nous assassine ! » titre le tract distribué par les salariés d'Ideal Standard, hier, entre 11 heures et 14 heures. L'appel est on ne peut plus clair.
« Contre la fermeture de Porcher » affichait la pancarte du plus jeune manifestant, Théo, 9 ans, fils d'un des ouvriers revinois.
Et que ce soit en bas de la côte des Mazures ou sur le pont de Fumay, beaucoup d'automobilistes ont manifesté leur solidarité avec le mouvement.
« C'est normal. Pour Revin, ce serait vraiment catastrophique de perdre 148 personnes et leurs familles », confie une conductrice, acceptant, avec le sourire, l'affichette de l'intersyndicale.
« Cela nous permet de continuer à faire parler de notre combat et d'Ideal Standard », précise James Thierry, représentant de l'intersyndicale.
Cette action pour « la sauvegarde de l'emploi » sera renouvelée tous les quinze jours, sur Revin ou ailleurs dans les Ardennes.
Entre-temps, le bras de fer entre syndicats et direction continue.
La direction veut changer les horaires
Cette semaine s'annonce, en effet, chargée pour les représentants du personnel. De lundi après-midi jusqu'à vendredi, ils seront à Dole (Jura) pour discuter et retravailler le livre II, qui traite de la partie économique. Le rapport de l'expert, qui se prononcera sur la viabilité ou non du site, devrait d'ailleurs être rendu dans les prochains jours.
Ils rentreront ensuite, en principe, dans le vif du sujet. Le livre I comprenant toute la partie sociale, notamment, le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) sera à nouveau à l'ordre du jour le vendredi 11 mars.
« Nous estimons aujourd'hui que les propositions de la direction dans le cadre du PSE ne sont pas exceptionnelles. Nous allons donc travailler pour qu'elles le soient », précise James Thierry.
Et l'intersyndicale aura aussi fort à faire le lundi 14 mars, où se tiendront, à Revin, trois réunions extraordinaires.
Deux pour parler des livres I et II et la troisième suite à la demande de la direction de changements d'horaires. Sur ce dernier point, l'intersyndicale annonce d'ores-et-déjà qu'elle sera, là aussi, extrêmement vigilante.
« Nous savons le nombre de pièces que nous devons sortir. Nous serons fermes et très vigilants si la direction veut nous faire faire les deux huit pour une question de surproduction et stocker des éviers en vue de la fermeture du site de Revin », souligne James Thierry.
Le combat des salariés revinois et rolois est donc encore loin d'être terminé. À suivre…
C.S.
« Contre la fermeture de Porcher » affichait la pancarte du plus jeune manifestant, Théo, 9 ans, fils d'un des ouvriers revinois.
Et que ce soit en bas de la côte des Mazures ou sur le pont de Fumay, beaucoup d'automobilistes ont manifesté leur solidarité avec le mouvement.
« C'est normal. Pour Revin, ce serait vraiment catastrophique de perdre 148 personnes et leurs familles », confie une conductrice, acceptant, avec le sourire, l'affichette de l'intersyndicale.
« Cela nous permet de continuer à faire parler de notre combat et d'Ideal Standard », précise James Thierry, représentant de l'intersyndicale.
Cette action pour « la sauvegarde de l'emploi » sera renouvelée tous les quinze jours, sur Revin ou ailleurs dans les Ardennes.
Entre-temps, le bras de fer entre syndicats et direction continue.
La direction veut changer les horaires
Cette semaine s'annonce, en effet, chargée pour les représentants du personnel. De lundi après-midi jusqu'à vendredi, ils seront à Dole (Jura) pour discuter et retravailler le livre II, qui traite de la partie économique. Le rapport de l'expert, qui se prononcera sur la viabilité ou non du site, devrait d'ailleurs être rendu dans les prochains jours.
Ils rentreront ensuite, en principe, dans le vif du sujet. Le livre I comprenant toute la partie sociale, notamment, le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) sera à nouveau à l'ordre du jour le vendredi 11 mars.
« Nous estimons aujourd'hui que les propositions de la direction dans le cadre du PSE ne sont pas exceptionnelles. Nous allons donc travailler pour qu'elles le soient », précise James Thierry.
Et l'intersyndicale aura aussi fort à faire le lundi 14 mars, où se tiendront, à Revin, trois réunions extraordinaires.
Deux pour parler des livres I et II et la troisième suite à la demande de la direction de changements d'horaires. Sur ce dernier point, l'intersyndicale annonce d'ores-et-déjà qu'elle sera, là aussi, extrêmement vigilante.
« Nous savons le nombre de pièces que nous devons sortir. Nous serons fermes et très vigilants si la direction veut nous faire faire les deux huit pour une question de surproduction et stocker des éviers en vue de la fermeture du site de Revin », souligne James Thierry.
Le combat des salariés revinois et rolois est donc encore loin d'être terminé. À suivre…
C.S.
Dole | Dole : les ouvriers d’Ideal-Standard ont enterré à leur façon leurs emplois perdus - Le Progrès
Des salariés de l’usine de sanitaires doloise, promise à la fermeture, ont dressé hier matin un cimetière des emplois brutalement enterrés par la direction du groupe à Dole et à Revin, soit cent soixante-trois tombes symbolisées par des cuvettes de WC impropres à la vente.
Des croix en bois ont ensuite été dressées sur chacune des cuvettes. L’installation, mise en place dans l’enceinte de l’usine, est visible du rond-point.
De nombreux automobilistes de passage samedi matin klaxonnaient pour exprimer leur solidarité avec les salariés de l’usine.
Le 24 février, les salariés avaient déjà érigé une statue avec des lavabos au rond-point.
Cette fois, le message en dit long sur le ressenti des salariés sacrifiés.
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