Le leader mondial de la salle de bain Idéal Standard International a annoncé mercredi 12 janvier 2011 le projet de fermeture de deux sites français de production et d'un site en Angleterre, entraînant la suppression de 560 postes, dont 311 en France.
lundi 10 septembre 2012
L’entreprise Idéal Standard et les salariés licenciés ont tourné la page
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| Le travail consiste à l’entreposage, à la préparation des commandes et à leur expédition. |
Économie. Le 12 janvier 2011, Idéal Standard International, leader en solution de salles de bain, annonçait la fermeture de son usine à Dole. 163 personnes ont été licenciées. Un épisode aujourd’hui sur le point de s’achever : les salariés et l’entreprise vont de l’avant, la cellule de reclassement fermera ses portes prochainement. À Idéal Standard de Dole, si l’atelier de production n’existe plus, la plate-forme logistique, elle, fonctionne bel et bien. Des camions chargés de baignoires, de lavabos ou encore de cabines de douche en céramique, arrivent presque à la chaîne au portail. Vingt-cinq sont réceptionnés en moyenne chaque semaine, et une cinquante repart direction les six coins de l’Hexagone. Ainsi, environ trois cents poids-lourds transitent en un seul mois par cette usine emblématique du bassin. « C’était une volonté du groupe, basé à Bruxelles, de garder cette plate-forme dans le Jura. Car la ville de Dole est bien placée, c’est un carrefour », explique Paul Janson, directeur du site. Et cette solution a payé. Depuis septembre, l’activité a progressivement augmenté, si bien que des salariés licenciés début 2011 ont signé à nouveau un contrat à durée indéterminée à la fin de la même année. « Les employés étaient 27 à l’origine, aujourd’hui, ils sont 42. Nous avons, en réalité, ramené du travail de Bulgarie. Quinze emplois supplémentaires ont donc vu le jour sur le site. Toutes ces personnes se sont portées volontaires pour revenir dans l’entreprise ». Leur travail : l’entreposage de produits finis, venant d’autres industries du groupe, la préparation de commandes, et l’expédition vers le client.
Mais cette plate-forme logistique n’occupe pas l’intégralité des locaux de 50 000 m ². Si ces tâches occupent plus de la moitié de l’usine, 30 000 m ² d’espaces couverts sont utilisés, 20 000 m ² restent encore vacants. Là aussi, le groupe a décidé de réagir rapidement. « Cet été, nous avons vidé tout le matériel industriel, et il y a eu aussi une mise aux normes environnementales. Aujourd’hui, nous sommes en capacité de céder ces bâtiments à une nouvelle entreprise. »
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| Le directeur du site, Paul Janson. |
Un cabinet extérieur a été mandaté par Idéal Standard International. Son rôle est de trouver une société, qui crée de l’emploi sur le bassin dolois. « Nous ne voulons pas d’entreprises qui veulent utiliser ces m ² en entrepôt. Il n’en est pas question ! », lance le directeur du site, qui se veut optimiste dans la recherche. Un critère qui pourrait amener un nouveau projet, et revivifier l’emploi. Une décision qui donnerait un nouveau départ au site et écrirait une nouvelle page de l’histoire d’Idéal Standard.
lundi 9 avril 2012
Le site de Dole peut garder la tête haute...
Le 12 janvier 2011, Idéal Standard annonce la fermeture de notre usine, 100 jours plus tard c'est l'arrêt définitif de la production. Et pourtant, nous pouvons être fiers de notre travail et des efforts accomplis.
Pour ne pas oublier, une série de graphiques que nous avons encore tous en tête.
(cliquez pour agrandir)
(cliquez pour agrandir)
Évolution de la qualité de notre travail sur les deux dernières années.
Classement Européen sur les deux derniers mois précédent l'annonce de la fermeture
lundi 26 mars 2012
Seize ex-salariés d'Ideal Standard se sont inscrits à Pôle Emploi vendredi Scandalisés face au mépris de la direction | L'Union
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| Bertrand suit actuellement une formation de conducteur de bus et espère, pour lui comme pour ses camarades d'Ideal Standard, retrouver du travail dans le secteur. |
LES visages sont fermés. Non pas résignés, plutôt désabusés, animés
d'une colère sourde. Des ex-salariés d'Ideal Standard sortent de
l'agence revinoise de Pôle Emploi. Ils viennent tout juste de
s'inscrire. « Faut faire avec », commentait une licenciée, ayant
travaillé dix ans pour Ideal Standard.
Ils sont quinze, qui, comme elle, ont reçu leur dossier à la mi-mars, signifiant la non-prolongation de leur congé de reclassement facultatif de trois mois (voir nos éditions du 10 et 16 mars).
Et cette même question qui revient : pourquoi ? Pourquoi n'ont-ils pas été prolongés ? Pourquoi n'ont-ils reçu aucun courrier de la direction d'Ideal Standard leur expliquant ce changement de situation ?
Comme si cela ne suffisait pas d'avoir vécu, comme un rouleau compresseur, la fermeture de leur usine l'année dernière. Tous expriment ce même sentiment d'incompréhension : et l'humain dans tout ça ? Hein ?
« C'est énervant. La direction aurait pu avoir le courage, l'humanité de nous le dire au lieu de recevoir de but en blanc notre dossier Pôle Emploi. La. moindre des politesses dans ce cas, c'est d'assumer », confiait une licenciée, ayant travaillé dix ans pour Ideal Standard.
Pour un autre, employé depuis seize ans chez Ideal Standard, la rage s'exprime contre des promesses non tenues par la direction : « Lors de la fermeture, on nous avait dit qu'on nous proposerait des offres en CDI. On n'en a jamais vu la couleur. On n'a pas encore reçu le solde de tout compte. Depuis neuf mois, tout est dans le vague ».
Remontés à bloc
« Au bout de neuf mois, nous voilà arrivés à Pôle Emploi. Maintenant, la meilleure chose à souhaiter, c'est que nous retrouvions un travail. Car des emplois dans le coin, ça va être difficile d'en trouver, va falloir faire des kilomètres », se préoccupe Bertrand, salarié d'Ideal Standard pendant 13 ans, actuellement en formation pour conduire des bus.
Face au mépris révoltant de la direction, les délégués sont rapidement montés au créneau, pour dénoncer d'une part la brutalité de cette décision sans sommation mais également la manière dont la liste des seize concernés a été établie.
« Certains ont reçu un dossier de Pôle Emploi chez eux sans savoir s'ils étaient ou non reconduits. Ces courriers sont en date du 7 et 8 mars alors que leur suivi dans le cadre du congé de reclassement allait jusqu'au 15. Ce qui signifie que les notifications de la part de la direction ont été faites bien avant. J'estime dans ce cas, que la direction aurait dû aussi être capable de faire le solde de tout compte, ce qui n'est toujours pas le cas pour certains. Ils sont soi-disant déjà faits et ne resteraient qu'à les entériner pour être versés pour la fin du mois. Mais j'estime que c'est se foutre de la gueule du monde », s'indigne James Thiery.
Des délégués remontés à bloc, qui ne comptent pas en rester là. Bien sûr, ils ont écrit à la direction. Ils ont également pris rendez-vous le 27 mars avec des responsables de l'inspection du travail et de la Direccte (*) pour leur demander d'intervenir auprès de la direction. « Nous voulons que la situation soit éclaircie vu que M. Janson a pris la décision, seul. Nous voulons des explications », indique James Thiery.
Nous avons essayé de joindre une représentante du cabinet Altedia ainsi que la direction d'Ideal Standard, sans succès.
Céline SOUHAMI
(*) Direction Régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi
Ils sont quinze, qui, comme elle, ont reçu leur dossier à la mi-mars, signifiant la non-prolongation de leur congé de reclassement facultatif de trois mois (voir nos éditions du 10 et 16 mars).
Et cette même question qui revient : pourquoi ? Pourquoi n'ont-ils pas été prolongés ? Pourquoi n'ont-ils reçu aucun courrier de la direction d'Ideal Standard leur expliquant ce changement de situation ?
Comme si cela ne suffisait pas d'avoir vécu, comme un rouleau compresseur, la fermeture de leur usine l'année dernière. Tous expriment ce même sentiment d'incompréhension : et l'humain dans tout ça ? Hein ?
« C'est énervant. La direction aurait pu avoir le courage, l'humanité de nous le dire au lieu de recevoir de but en blanc notre dossier Pôle Emploi. La. moindre des politesses dans ce cas, c'est d'assumer », confiait une licenciée, ayant travaillé dix ans pour Ideal Standard.
Pour un autre, employé depuis seize ans chez Ideal Standard, la rage s'exprime contre des promesses non tenues par la direction : « Lors de la fermeture, on nous avait dit qu'on nous proposerait des offres en CDI. On n'en a jamais vu la couleur. On n'a pas encore reçu le solde de tout compte. Depuis neuf mois, tout est dans le vague ».
Remontés à bloc
« Au bout de neuf mois, nous voilà arrivés à Pôle Emploi. Maintenant, la meilleure chose à souhaiter, c'est que nous retrouvions un travail. Car des emplois dans le coin, ça va être difficile d'en trouver, va falloir faire des kilomètres », se préoccupe Bertrand, salarié d'Ideal Standard pendant 13 ans, actuellement en formation pour conduire des bus.
Face au mépris révoltant de la direction, les délégués sont rapidement montés au créneau, pour dénoncer d'une part la brutalité de cette décision sans sommation mais également la manière dont la liste des seize concernés a été établie.
« Certains ont reçu un dossier de Pôle Emploi chez eux sans savoir s'ils étaient ou non reconduits. Ces courriers sont en date du 7 et 8 mars alors que leur suivi dans le cadre du congé de reclassement allait jusqu'au 15. Ce qui signifie que les notifications de la part de la direction ont été faites bien avant. J'estime dans ce cas, que la direction aurait dû aussi être capable de faire le solde de tout compte, ce qui n'est toujours pas le cas pour certains. Ils sont soi-disant déjà faits et ne resteraient qu'à les entériner pour être versés pour la fin du mois. Mais j'estime que c'est se foutre de la gueule du monde », s'indigne James Thiery.
Des délégués remontés à bloc, qui ne comptent pas en rester là. Bien sûr, ils ont écrit à la direction. Ils ont également pris rendez-vous le 27 mars avec des responsables de l'inspection du travail et de la Direccte (*) pour leur demander d'intervenir auprès de la direction. « Nous voulons que la situation soit éclaircie vu que M. Janson a pris la décision, seul. Nous voulons des explications », indique James Thiery.
Nous avons essayé de joindre une représentante du cabinet Altedia ainsi que la direction d'Ideal Standard, sans succès.
Céline SOUHAMI
(*) Direction Régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi
Un suivi personnalisé | L'Union
Le congé de reclassement dure neuf mois pour les moins de 50 ans, 12
mois pour les plus de 50 ans et 14 mois pour les 54-55 ans. À terme,
s'ils n'ont pas retrouvé de travail, leur dossier est transféré à Pôle
Emploi. Ce qui ne signifie pas que leur suivi personnalisé avec le
cabinet Altedia s'arrête. Il est prévu pour une durée de 18 mois et donc
prendra fin à la mi-octobre 2012. Les seize licenciés d'Ideal Standard
continueront donc de bénéficier de ce suivi en même temps que des
dispositifs de Pôle Emploi.
Pôle Emploi, qui d'ailleurs s'est préparé à accueillir cette première vague des ex-Porcher, comme l'explique Patrick Léon, directeur du Pôle Emploi à Revin : « J'avais participé à une réunion de la commission de suivi le 23 février avec Altedia pour anticiper les choses. Durant toute la matinée, quatre conseillers ont été affectés à l'accueil des Porcher. Nous faisons en sorte de simplifier les démarches d'inscriptions pour ne pas en rajouter aux tracasseries administratives auxquelles ils doivent faire face. Nous avons initialisé les dossiers d'indemnisations bien que n'ayant pas encore les attestations de l'employeur. C'est exceptionnel. Nous avons eu l'engagement d'Altedia et d'Ideal Standard de nous les communiquer pour le 29 mars. Les seize nouveaux inscrits sont invités à revenir à Pôle Emploi le 2 avril où leur seront présentés les ateliers d'aide à la recherche d'emploi, l'actualisation et l'accompagnement. Il leur sera aussi désigné un conseiller référent pour les suivre dans leurs démarches ».
Pôle Emploi, qui d'ailleurs s'est préparé à accueillir cette première vague des ex-Porcher, comme l'explique Patrick Léon, directeur du Pôle Emploi à Revin : « J'avais participé à une réunion de la commission de suivi le 23 février avec Altedia pour anticiper les choses. Durant toute la matinée, quatre conseillers ont été affectés à l'accueil des Porcher. Nous faisons en sorte de simplifier les démarches d'inscriptions pour ne pas en rajouter aux tracasseries administratives auxquelles ils doivent faire face. Nous avons initialisé les dossiers d'indemnisations bien que n'ayant pas encore les attestations de l'employeur. C'est exceptionnel. Nous avons eu l'engagement d'Altedia et d'Ideal Standard de nous les communiquer pour le 29 mars. Les seize nouveaux inscrits sont invités à revenir à Pôle Emploi le 2 avril où leur seront présentés les ateliers d'aide à la recherche d'emploi, l'actualisation et l'accompagnement. Il leur sera aussi désigné un conseiller référent pour les suivre dans leurs démarches ».
Dix-sept anciens Porcher à Pôle emploi | L'Union
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| Marie-Claude Moriau, ancienne responsable du CE, et James Thiry sont révoltés. |
Premier jour de chômage aujourd'hui pour dix-sept anciens Porcher
et, pour certains, trois mois sans le sou, la direction d'Idéal
Standard n'ayant pas prolongé les congés de reclassement.
«J'ai été radiée parce que je n'ai pas accepté deux offres
d'emploi au Maroc et en Bulgarie », se désole une ancienne émailleuse de
48 ans de la défunte usine Porcher (Idéal Standard International).
Son congé de reclassement a pris fin, hier, jeudi 15 mars et, à compter d'aujourd'hui, la mère de famille est au chômage.
Jusqu'alors, elle touchait 75 % de son salaire.
A partir d'aujourd'hui, une fois le solde de tout compte et divers
congés versés, elle ne touchera plus rien. Ce régime sec durera trois
mois, délai de carence oblige.
Comme elle, ils sont dix-sept ex-Porcher à avoir reçu leur dernier salaire hier.
Leur congé de reclassement n'a en effet pas non plus pas été renouvelé (voir notre édition du samedi 10 mars).
Une situation que syndicalistes et nouveaux chômeurs jugent injuste et révoltante dans de nombreux cas.
Parmi ces nouveaux sans emploi, la totalité des femmes de la défunte usine.
Une situation que James Thiry et Marie Claude Moriau, les deux représentants syndicaux, estiment insoutenable.
« Je n'ai reçu aucune proposition d'emploi du cabinet de reclassement
Altédia », indique Nathalie Leclet, 42 ans, mère de deux enfants.
« Tous les matins, je fais des recherches par moi-même par internet, à
Pôle Emploi. J'ai fait des lettres spontanées. Je n'ai rien trouvé du
tout », témoigne-t-elle.
« J'ai très mal vécu le fait que la direction n'ait pas prolongé mon
congé de reclassement. J'estime avoir fait toutes les démarches »,
ajoute-t-elle.
Anomalies
« Il n'y a qu'une seule fois où j'ai refusé un emploi. On me proposait
un salaire au SMIC pour faire le travail de deux personnes. Je sais bien
que c'est la crise, mais il ne faut pas prendre des gens pour des gogos
», témoigne cette ancienne employée du site.
Devant ces anomalies, regrettant le fait que les anciens employés
n'aient reçu aucune lettre de la direction les informant de la fin de
leurs congés de reclassement, mais, en lieu et place, directement le
dossier de déclaration chômage de Pôle Emploi, les syndicalistes ont
contacté leur avocat.
Ce manquement au PSE sera ajouté à l'épais dossier de litige constitué
par les ex-Porcher contre leur ancien employeur Idéal Standard
International.
Par ailleurs, les syndicalistes se réunissent aujourd'hui pour écrire
une lettre à la Direction régionale des entreprises, de la concurrence,
de la consommation, du travail et de l'emploi, ainsi qu'à l'inspection
du travail pour les informer du non-respect du plan de sauvegarde de
l'emploi.
A.J.
Nous avons contacté à plusieurs reprises M. Jansson, directeur des deux
sites de Revin et Dole ainsi que le cabinet Altédia mais sans succès.
Dix-sept anciens Porcher pointent à Pôle emploi | L'Union
REVIN (Ardennes). La fin du congé de reclassement des ex-Porcher
se termine dans la pagaille et les larmes. En plus, le syndicat conteste
la liste des recalés.
LE congé de reclassement des anciens Porcher prennent fin dans cinq jours, le jeudi 15 mars, dans la pagaille.
Dix-sept personnes n'ont pas trouvé d'emploi et ont terminé leur formation.
Les principaux concernés n'ont pas encore reçu de lettre officielle de fin de congé de reclassement.
Les seuls qui sont renseignés sont ceux qui se sont rendus à la cellule
de reclassement, voir James Thiry, le représentant syndical - qui lui
possède une liste - en début de semaine.
Et souvent, les licenciés en sortent déçus sinon révoltés. « Ils ne
m'ont jamais fait de proposition de travail. Et j'apprends que mon congé
de reclassement ne sera pas renouvelé », témoigne M. Zeghdane, 40 ans,
père de trois enfants, âgés de 2 ans et demi à 7 ans, employé à Porcher
pendant 15 ans.
L'homme a bien suivi une formation de conducteur de bus à Saint-Quentin
qui a pris fin le 24 février mais n'a pas reçu d'offre d'emploi de la
part de la cellule Altédia « La direction d'Idéal Standard ne respecte
pas le protocole d'accord, ce n'est pas normal », regrette l'homme.
Résultat : à la fin de son congé de reclassement, il pointera à Pôle
emploi et ne touchera « pas un rond » durant trois mois.
Face à cette situation chaotique, les nerfs de James Thiry, représentant
du personnel porcher au sein de la cellule sont en boule.
« M. Jansson, directeur des ressources humaines d'Idéal Standard estime
qu'il n'a pas le temps de venir à Revin pour voir les dossiers sensibles
comme je le lui ai demandé la semaine dernière. Et j'estime que c'est
se foutre du monde », s'étrangle M. Thiry.
Car pour le syndicaliste, rien ne va.
Aucune femme reclassée
Il n'est pas d'accord avec la liste des recalés reçue par mail il y a trois jours.
« Dans le plan de sauvegarde de l'entreprise (PSE), il était prévu que
l'on pouvait discuter sur chaque dossier et ce n'est pas le cas »,
regrette le syndicaliste.
De plus, ils considèrent que des personnes sont radiées alors qu'elles n'ont pas reçu deux offres valables d'emploi.
« Aujourd'hui, on renouvelle qui on veut, quand on veut », estime M. Thiry.
Ceux dont le congé de reclassement ne sera pas renouvelé recevront leurs
soldes de tout compte et le paiement de leurs congés, et doivent
ensuite se diriger vers la case Pôle emploi.
Toutes les anciennes femmes de la multinationale de produits sanitaires sont dans ce cas de figure.
A Porcher, elles occupaient un poste bien spécifique et ont du mal à
répondre aux exigences de polyvalence du marché du travail actuel, tout
comme Benoît qui « préparait de la terre pour les moules ».
Benoît, 13 ans d'ancienneté à Porcher, n'a pas non plus été reclassé.
Il est lui aussi dans le flou. En attendant, il enchaîne des formations incohérentes.
Après avoir fait une formation de français et de communication, il s'apprête en effet à suivre une autre de maçonnerie.
Arlyne JEANNOT
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