samedi 16 février 2013

Pour info...



Suite à l'article du Progrès "20 mois après", j'aimerai connaitre la réalité des choses... Certes, les chiffres sont là, mais qu'en est il réellement de notre vie de tous les jours, nous les ex salariés? J'aimerai faire un vrai bilan et je vous propose de me faire passer vos témoignages par mail à  blogisif@icloud.com ou via facebook que je publierai dans dans une nouvelle section du blog en respectant l'anonymat. Cet article ressemble a s'y m'éprendre à celui de l'usine Téfal de Dampierre visible dans la section "Cas d'école". De plus, personnellement, je ne suis pas parti avec 6 années de salaire ... ce qui aurait fait au bas mot 93600€ ??
Merci et n'hésitez pas à partager cet article via les réseaux sociaux.

20 mois après, le plan de sauvegarde de l'emploi se termine.


lundi 10 septembre 2012

À 41 ans, Christophe Monange a monté son entreprise de plomberie


L’entreprise Idéal Standard et les salariés licenciés ont tourné la page

Le travail consiste à l’entreposage, à la préparation des commandes
 et à leur expédition.
Économie. Le 12 janvier 2011, Idéal Standard International, leader en solution de salles de bain, annonçait la fermeture de son usine à Dole. 163 personnes ont été licenciées. Un épisode aujourd’hui sur le point de s’achever : les salariés et l’entreprise vont de l’avant, la cellule de reclassement fermera ses portes prochainement. À Idéal Standard de Dole, si l’atelier de production n’existe plus, la plate-forme logistique, elle, fonctionne bel et bien. Des camions chargés de baignoires, de lavabos ou encore de cabines de douche en céramique, arrivent presque à la chaîne au portail. Vingt-cinq sont réceptionnés en moyenne chaque semaine, et une cinquante repart direction les six coins de l’Hexagone. Ainsi, environ trois cents poids-lourds transitent en un seul mois par cette usine emblématique du bassin. « C’était une volonté du groupe, basé à Bruxelles, de garder cette plate-forme dans le Jura. Car la ville de Dole est bien placée, c’est un carrefour », explique Paul Janson, directeur du site. Et cette solution a payé. Depuis septembre, l’activité a progressivement augmenté, si bien que des salariés licenciés début 2011 ont signé à nouveau un contrat à durée indéterminée à la fin de la même année. « Les employés étaient 27 à l’origine, aujourd’hui, ils sont 42. Nous avons, en réalité, ramené du travail de Bulgarie. Quinze emplois supplémentaires ont donc vu le jour sur le site. Toutes ces personnes se sont portées volontaires pour revenir dans l’entreprise ». Leur travail : l’entreposage de produits finis, venant d’autres industries du groupe, la préparation de commandes, et l’expédition vers le client.
Mais cette plate-forme logistique n’occupe pas l’intégralité des locaux de 50 000 m ². Si ces tâches occupent plus de la moitié de l’usine, 30 000 m ² d’espaces couverts sont utilisés, 20 000 m ² restent encore vacants. Là aussi, le groupe a décidé de réagir rapidement. « Cet été, nous avons vidé tout le matériel industriel, et il y a eu aussi une mise aux normes environnementales. Aujourd’hui, nous sommes en capacité de céder ces bâtiments à une nouvelle entreprise. »
Le directeur du site, Paul Janson.

Un cabinet extérieur a été mandaté par Idéal Standard International. Son rôle est de trouver une société, qui crée de l’emploi sur le bassin dolois. « Nous ne voulons pas d’entreprises qui veulent utiliser ces m ² en entrepôt. Il n’en est pas question ! », lance le directeur du site, qui se veut optimiste dans la recherche. Un critère qui pourrait amener un nouveau projet, et revivifier l’emploi. Une décision qui donnerait un nouveau départ au site et écrirait une nouvelle page de l’histoire d’Idéal Standard.

lundi 9 avril 2012

Le site de Dole peut garder la tête haute...

Le 12 janvier 2011, Idéal Standard annonce la fermeture de notre usine, 100 jours plus tard c'est l'arrêt définitif de la production. Et pourtant, nous pouvons être fiers de notre travail et des efforts accomplis.
Pour ne pas oublier, une série de graphiques que nous avons encore tous en tête.
(cliquez pour agrandir)


Évolution de la qualité de notre travail sur les deux dernières années.


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Classement Européen sur les deux derniers mois précédent l'annonce de la fermeture



lundi 26 mars 2012

Seize ex-salariés d'Ideal Standard se sont inscrits à Pôle Emploi vendredi Scandalisés face au mépris de la direction | L'Union

Bertrand suit actuellement une formation de conducteur de bus et espère, pour lui comme pour ses camarades d'Ideal Standard, retrouver du travail dans le secteur.
Pour seize des licenciés d'Ideal Standard, il n'y a pas eu prolongation des 3 mois de congé de reclassement. Pourquoi ? Ils n'ont toujours aucune réponse. En attendant, ils ont tous été s'inscrire vendredi à Pôle Emploi.

LES visages sont fermés. Non pas résignés, plutôt désabusés, animés d'une colère sourde. Des ex-salariés d'Ideal Standard sortent de l'agence revinoise de Pôle Emploi. Ils viennent tout juste de s'inscrire. « Faut faire avec », commentait une licenciée, ayant travaillé dix ans pour Ideal Standard.
Ils sont quinze, qui, comme elle, ont reçu leur dossier à la mi-mars, signifiant la non-prolongation de leur congé de reclassement facultatif de trois mois (voir nos éditions du 10 et 16 mars).
Et cette même question qui revient : pourquoi ? Pourquoi n'ont-ils pas été prolongés ? Pourquoi n'ont-ils reçu aucun courrier de la direction d'Ideal Standard leur expliquant ce changement de situation ?
Comme si cela ne suffisait pas d'avoir vécu, comme un rouleau compresseur, la fermeture de leur usine l'année dernière. Tous expriment ce même sentiment d'incompréhension : et l'humain dans tout ça ? Hein ?
« C'est énervant. La direction aurait pu avoir le courage, l'humanité de nous le dire au lieu de recevoir de but en blanc notre dossier Pôle Emploi. La. moindre des politesses dans ce cas, c'est d'assumer », confiait une licenciée, ayant travaillé dix ans pour Ideal Standard.
Pour un autre, employé depuis seize ans chez Ideal Standard, la rage s'exprime contre des promesses non tenues par la direction : « Lors de la fermeture, on nous avait dit qu'on nous proposerait des offres en CDI. On n'en a jamais vu la couleur. On n'a pas encore reçu le solde de tout compte. Depuis neuf mois, tout est dans le vague ».

Remontés à bloc
« Au bout de neuf mois, nous voilà arrivés à Pôle Emploi. Maintenant, la meilleure chose à souhaiter, c'est que nous retrouvions un travail. Car des emplois dans le coin, ça va être difficile d'en trouver, va falloir faire des kilomètres », se préoccupe Bertrand, salarié d'Ideal Standard pendant 13 ans, actuellement en formation pour conduire des bus.
Face au mépris révoltant de la direction, les délégués sont rapidement montés au créneau, pour dénoncer d'une part la brutalité de cette décision sans sommation mais également la manière dont la liste des seize concernés a été établie.
« Certains ont reçu un dossier de Pôle Emploi chez eux sans savoir s'ils étaient ou non reconduits. Ces courriers sont en date du 7 et 8 mars alors que leur suivi dans le cadre du congé de reclassement allait jusqu'au 15. Ce qui signifie que les notifications de la part de la direction ont été faites bien avant. J'estime dans ce cas, que la direction aurait dû aussi être capable de faire le solde de tout compte, ce qui n'est toujours pas le cas pour certains. Ils sont soi-disant déjà faits et ne resteraient qu'à les entériner pour être versés pour la fin du mois. Mais j'estime que c'est se foutre de la gueule du monde », s'indigne James Thiery.
Des délégués remontés à bloc, qui ne comptent pas en rester là. Bien sûr, ils ont écrit à la direction. Ils ont également pris rendez-vous le 27 mars avec des responsables de l'inspection du travail et de la Direccte (*) pour leur demander d'intervenir auprès de la direction. « Nous voulons que la situation soit éclaircie vu que M. Janson a pris la décision, seul. Nous voulons des explications », indique James Thiery.
Nous avons essayé de joindre une représentante du cabinet Altedia ainsi que la direction d'Ideal Standard, sans succès.
Céline SOUHAMI
(*) Direction Régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi